Sornette, Joël / Escritor
En 1873, Maxwell unifie les lois de lélectromagnétisme et les physiciens croient avoir trouvé toutes les lois de lunivers mais ils déchantent vite quand ils prennent conscience que la vitesse de la lumière nest pas un invariant galiléen. Ils réagissent en postulant lexistence dun éther que les expériences de Michelson réfutent en 1887.
On trouve en 1898 une transformation mathématique qui résout le problème mais il faut attendre 1905 pour quAlbert Einstein en tire la conséquence iconoclaste du rejet dun temps absolu.
Tout senchaîne alors, le principe de relativité de la simultanéité et des longueurs, lespace-temps à quatre dimensions, la formalisation dun changement de référentiel par la transformation de Lorentz, la contraction des longueurs, la dilatation des durées, ladaptation des lois de la dynamique, léquivalence masse-énergie, etc.
Nous vous raconterons tout cela, mais nous irons plus loin en vous exposant des prolongements quon rencontre moins souvent.
Indépendamment de toute théorie électromagnétique, dès quon rejette le temps universel, il doit exister une vitesse limite pour que les propriétés de lespace-temps permettent lexistence de lois physiques. La lumière se plie à cette exigence?; ce nest pas elle qui la imposée à lunivers.
Nous verrons que la loi de contraction des longueurs ne nous apprend pas comment nous voyons un objet en mouvement et nous pallierons ce manque.
Avec létude de la précession de Thomas, nous appréhenderons la subtile différence entre transformation des vitesses dans un changement de référentiel et composition des vitesses, laquelle nous mettra la puce à loreille sur lexistence despaces courbes.
Nous étudierons quelques réactions nucléaires, mises en perspective avec les chocs en mécanique classique.
Et pour terminer, puisque cest lélectromagnétisme unifiée qui a permis la naissance de la théorie de la relativité, nous en reformulerons les lois dans un cadre quadridimensionnel.
Bonne lecture.